Déjà là - critiques

Texte à partir d'entretiens et d'improvisations de

Arnaud Michniak

mise en
scène et scénographie

Aurélia Guillet

avec
Maud Hufnagel, Judith Morisseau, Laurent Papot, Hakim Romatif
création à La Colline du 19 janvier au 18 février 2012

Critiques :
"A la fin du spectacle les jeunes interprètes viennent s'asseoir au bord du plateau face au public, exactement comme ceux de Salle d'attente mis en scène par Lupa, mais eux se sont pleinement approprié par eux-mêmes leur propre quête!" La quinzaine littéraire, Monique Le Roux
"Ce geste collectif qui se collette au réel porte une force salvatrice", La terrasse, Gwénola David


"Aurélia Guillet parvient à traduire dans un même geste créateur une force de présence et la tension d’un énorme potentiel. C’est une exercice ténu qui fait déborder les limites de la représentation : les comédiens sont déjà là quand les spectateurs viennent prendre place dans les gradins et, lorsqu’à la fin, ils descendent, s’assoient au bord du plateau, que l’un d’eux allume une cigarette, quelque chose d’inouï se produit : un déplacement infime et pourtant essentiel. Le sentiment que cela va enfin commencer s’impose contre toute évidence avec la force d’une certitude : ça nous regarde ! (...) Autant de constats, d’injonctions chuchotées dans des micros ou criées à pleins poumons, qui entrent en résonance et dont la force agit comme une levure." Toutelaculture.com, Smaranda Olcese

"Le texte d’Arnaud Michniak lié à la mise en scène d’Aurélia Guillet apparaît désarçonnant, surprenant, insaisissable. C’est une parole qui n’agit pas, elle dit par besoin de dire. Elle énonce des incertitudes qui sont loin d’être insignifiantes. Elle passe par l’évidence pour la rendre étrangère. C’est une parole qui se cherche, qui se perd, et par cela elle est une idée non définitive. Une parole qui essaie de dire qui nous sommes, plutôt que ce que nous voulons faire : une parole du flottement ou du tremblement, expression d’un être qui accepte dans sa fragilité, puisque cette dernière est aussi capable de créer sa singularité et sa force. Comme le dit Arnaud Michniak « Nous ne produisons pas de contenu, nous sommes le contenu. Nous sommes un contenu qui se génère. » La parole individuelle, long monologue du « je » devenu chorale est alors force d’un « nous » bien vivant par sa présence. Un spectacle minutieux et d’une grande humilité, qui oublie l’excès pour mieux se recentrer sur l’acte d’expression, sur un présent de l’être. Partir de soi, du réel présent, c’est se libérer. Tout est déjà là, face à nous. Un spectacle fin, à observer, comme son reflet dans un miroir. Et puis, réfléchir à ce qu’on a vu, être troublé, être touché..." Le souffleur, Flavie Bitaud

"L'écriture d'Arnaud Michniak frappe tout d’abord par une forme de non-théâtralité. Le charme prend. Un goût des formules lapidaires, une écriture serrée, dense, poétique, précise, qui donne à penser, qui ne se relâche jamais. Entre Rodrigo Garcia et Massera, Michniak parvient à se créer une voie à creuser. C’est le bout du tunnel. Et mine de rien, dans cette atmosphère de repli, c’est une façon de respirer." Mouvement.net, Eric Demey




Liens d'autres critiques de fond sur le spectacle :
http://www.arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?article822
http://unfauteuilpourlorchestre.com/critique-deja-la-darnaud-michniak-au-theatre-de-la-colline/
http://toutelaculture.com/2012/02/arnaud-michniak-au-theatre-de-la-colline-deja-la/
http://www.lesouffleur.net/spip.php?article1589
http://beletteettheatre.wordpress.com/2012/01/25/deja-la/
http://www.froggydelight.com/article-11469-Deja_la.html