Déjà là - critiques
Aurélia Guillet
Maud Hufnagel, Judith Morisseau, Laurent Papot, Hakim Romatif
Critiques :
"A la fin du spectacle les jeunes interprètes viennent s'asseoir au bord du plateau face au public, exactement comme ceux de Salle d'attente mis en scène par Lupa, mais eux se sont pleinement approprié par eux-mêmes leur propre quête!" La quinzaine littéraire, Monique Le Roux
"Ce geste collectif qui se collette au réel porte une force salvatrice", La terrasse, Gwénola David

"Le texte d’Arnaud Michniak lié à la mise en scène d’Aurélia Guillet apparaît désarçonnant, surprenant, insaisissable. C’est une parole qui n’agit pas, elle dit par besoin de dire. Elle énonce des incertitudes qui sont loin d’être insignifiantes. Elle passe par l’évidence pour la rendre étrangère. C’est une parole qui se cherche, qui se perd, et par cela elle est une idée non définitive. Une parole qui essaie de dire qui nous sommes, plutôt que ce que nous voulons faire : une parole du flottement ou du tremblement, expression d’un être qui accepte dans sa fragilité, puisque cette dernière est aussi capable de créer sa singularité et sa force. Comme le dit Arnaud Michniak « Nous ne produisons pas de contenu, nous sommes le contenu. Nous sommes un contenu qui se génère. » La parole individuelle, long monologue du « je » devenu chorale est alors force d’un « nous » bien vivant par sa présence. Un spectacle minutieux et d’une grande humilité, qui oublie l’excès pour mieux se recentrer sur l’acte d’expression, sur un présent de l’être. Partir de soi, du réel présent, c’est se libérer. Tout est déjà là, face à nous. Un spectacle fin, à observer, comme son reflet dans un miroir. Et puis, réfléchir à ce qu’on a vu, être troublé, être touché..." Le souffleur, Flavie Bitaud
"L'écriture d'Arnaud Michniak frappe tout d’abord par une forme de non-théâtralité. Le charme prend. Un goût des formules lapidaires, une écriture serrée, dense, poétique, précise, qui donne à penser, qui ne se relâche jamais. Entre Rodrigo Garcia et Massera, Michniak parvient à se créer une voie à creuser. C’est le bout du tunnel. Et mine de rien, dans cette atmosphère de repli, c’est une façon de respirer." Mouvement.net, Eric Demey
Liens d'autres critiques de fond sur le spectacle :
http://www.arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?article822
http://unfauteuilpourlorchestre.com/critique-deja-la-darnaud-michniak-au-theatre-de-la-colline/
http://toutelaculture.com/2012/02/arnaud-michniak-au-theatre-de-la-colline-deja-la/
http://www.lesouffleur.net/spip.php?article1589
http://beletteettheatre.wordpress.com/2012/01/25/deja-la/
http://www.froggydelight.com/article-11469-Deja_la.html
